Henri Lucien Doucet (1856, 1895)

Henri-Lucien Doucet est un peintre de genre et un portraitiste français.

Ses œuvres dépeignent des scènes brillantes de la vie moderne essentiellement parisienne, bien qu’il ait fait un séjour à la villa Médicis après avoir remporté le grand prix de Rome aux Beaux-Arts en 1880.

Biographie de Lucien Doucet

Œuvres de Henri-Lucien Doucet

Le œuvres de Henri-Lucien Doucet peuvent se classer
suivant 5 styles différents :

Les scènes de genre

Une scène de genre, en peinture, est un type d’œuvre peinte ou dessinée qui figure des scènes à caractère anecdotique ou familier. Ce sont des représentations de la vie quotidienne ou de faits divers, de fêtes et de cérémonies. En principe, les acteurs de la scène de genre sont des anonymes. Le but de la peinture de genre n’est pas de mettre l’accent sur l’identité des personnages, comme dans les portraits, mais sur leurs occupations.
Son classement dans la hiérarchie des genres est assez bas, mais elle a été portée à un point de perfection au XVIIe siècle par Caravage et ses suiveurs. C’est également un genre très apprécié dans les pays du nord de l'Europe. La peinture de genre était très prisée de la seconde moitié du XIXe siècle aux années 1930, détrônant la peinture d'histoire. Elle faisait l'objet d'un enseignement à part dans les différentes académies des beaux-arts européennes.
Les principales œuvres de Lucien Doucet dans ce type de peinture, sont :
« Après le bal » et « Préparation au bal », « Le soir au château », « Lady l'absinthe », « Elégante au Parapluie », « Les patineuses », « Jeune femme au coin du poêle dans son intérieur », « Agar perdue dans le désert », « Jeune fille arrangeant un bouquet », « Les vendeurs du temple », « Élégante au rocking chair ou Scène galante », « Jeune femme » et « A la porte du cottage ».
Le tableau « Après le bal » est un sujet galant où on peut déceler une influence de l'Olympia d'Édouard Manet, peint plus de vingt-cinq ans plus tôt.
La composition de cette une scène de la vie moderne, se rapproche de celle d’Henri Gervex (1852-1929) dans « Retour du bal ». Au XIXe siècle, le bal fait partie, selon des modalités variées, des loisirs de toutes les couches de la population.
La peinture « Les patineuses », de 1893, a été exposé à l'Exposition universelle de Chicago de mai à Octobre 1893 (exposition en l'honneur du 400ème anniversaire de la découverte de Colomb du Nouveau Monde). La scène prise au coucher de soleil dans un ciel couvert est joyeuse et animée. Elle a été composée au Pigeon-Shooting Club du Bois de Boulogne.
« Les vendeurs du temple » est une Eau-forte de Deblois d'après une composition de Lucien Doucet et est tirée de « La Légende des Siècles » de Victor Hugo (Emile Testard Editeur, Paris 1892).

Après le bal, 1889

Après le Bal,
Demoiselle en Robe
Héliogravure
originale, 1888

Préparation
au bal, 1891

Le soir au château

Lady l'absinthe

Elégante au Parapluie

Les patineuses

Les patineuses
Photogravure

Jeune femme au
coin du poêle dans
son intérieur

Agar perdue dans
le désert, 1882

Jeune fille
arrangeant
un bouquet

Les vendeurs
du temple
Eau-forte

Élégante au rocking chair, 1896
Crayon, lavis et rehauts sur
papier de couleur

Jeune femme

A la porte du cottage


Les portraits

« Autoportrait », « Mes parents », « Portrait d’Agnès Doucet », « La princesse Mathilde Laetitia Wilhelmine Bonaparte », « Portrait de Robert de Montesquiou », « Portrait de Alphonse-Amédée Cordonnier », « Portrait d'homme », « Portrait de Victor Laloux », « Portrait d'Anne Lefebvre », « Portrait de Galli Marié dans Carmen, représentation à l'Opéra-Comique », « Portrait de Betty du Cabaret du Chat Noir », « Portrait de Mademoiselle M. », « Demi portrait d’une jeune femme », « Une dame élégante dans une scène Orientale ».
Dans « Mes parents » Lucien Doucet représente aussi sa fille Agnès Doucet. La fille de Lola Ruiz et Lucien Doucet est née à Rome en 1883, pendant leur séjour à la villa Médicis.
Le cabaret du Chat Noir est mythique de Montmartre. Ce cabaret est passé du 84 boulevard Rochechouart au 12 rue de Laval (rue victor Massé) pour terminer au 68 boulevard de Clichy.

Autoportrait
de Lucien Doucet

Mes parents, 1890

Portrait d’Agnès
Doucet

La princesse Mathilde
Laetitia Wilhelmine
Bonaparte

Robert de
Montesquiou, 1879

Portrait de Alphonse-
Amédée Cordonnier
(1848-1930), sculpteur

Portrait d'homme,
1878

Portrait de Victor
Laloux (1850-1937),
architecte

Portrait de Anne
Lefebvre

Galli Marié dans
« Carmen », 1884

Betty du Cabaret
du Chat Noir, 1889

Portrait de
Mademoiselle M.

L'espagnole de Henri-Lucien Doucet

L'espagnole

Demi portrait
d’une jeune femme

Une dame élégante
dans une scène
Orientale


Tableaux de nus

« Femme nue couchée », « Nu de dos », « Nu », « Jeune fille au ruban », « Beauté du Harem », « Jeune homme demi-nu assis ».
George Lafenestre (1837-1919), poète, critique d'art français et Conservateur du Musée du Louvre écrit dans la "Revue des Deux Mondes" (tome 111, 1892 (pp. 607-637), au sujet du "Nu de dos" :
« L’étude de femme, vue de dos, charnue et dodue, devant son miroir, par M. Lucien Doucet, n’a point son élégance accoutumée, ni dans les formes lourdes et épaisses, ni dans la coloration, triste et vineuse ; c’est néanmoins d’une savante exécution ».

Femme nue couchée,
vue de dos

Nu de dos

Nu Féminin, 1887

Jeune fille
au ruban, 1896

Beauté du Harem, 1890

Jeune homme
demi-nu assis, 1879


Paysages

« Paysage de Provence », « Paysage », « Un aperçu de la rivière », « Paysage », « Paysage » « Venise ».

Paysage de Provence, 1892

Paysage, 1895

Un aperçu de la rivière

Paysage

Paysage

Venise, 1880


Tableaux classiques

« La reconnaissance d'Ulysse et de Télémaque », « Etude pour la figure d'Athéna », « Ave Maria », « La Vierge au bord d'une rivière ».
La scène représentée par le tableau « La reconnaissance d'Ulysse et de Télémaque » est tirée de la première partie de l'Odyssée. Aidé par Athéna, Télémaque reconnaît son père Ulysse. Ils vont alors unir leurs forces pour exterminer les prétendants au trône.

Au sujet du tableau « Ave Maria », Jacques la Roche dans les « Rubrique Causeries Parisiennes – Les envois de Rome » (5 juillet 1883, journal Nancy Artiste, n° 24) écrit :
"Passons aux peintres. M. Lucien Doucet expose une Annonciation « Ave Maria », mais une Annonciation si différente de toutes les Annonciations que l'on a jamais vues et rêvées que l'on en est d'abord saisi, puis heurté, puis étonné, puis ravi de plaisir et d'admiration".

La Reconnaissance d’Ulysse
et de Télémaque, 1879

Etude pour la figure d'Athéna

Ave Maria, 1883

La Vierge au bord d'une rivière
Eau-forte, vers 1886
BNF